Lupette Illustre pie

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Posté le: Ven Déc 02, 2005 10:37 pm Sujet du message: Télé 7 jours du 10 au 16 décembre |
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Télé 7 jours du 10 au 16 décembre
Merci à Carver
Nolwenn fait la couverture de l'hebdomadaire.
Voici l'édito:
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Morgane et Mélusine
Ecouter Nolwenn . Pour mieux en percer les secrets, en déceler les bleus à l’âme.
Regarder Nolwenn. En photos inédites dans ces pages, mais aussi dans l’insolite livret de son dernier CD :
Etrange allégorie animalière, entre livrée de paon bleu-vert, cage à moineau refermée sur la belle, ours brun contre lequel elle se love dénudée, le roi lion enfin pour celle qui chante pourtant : « Je n’me prends pas/ Pour une reine/ Ohwo !/ J’étais comme je suis, Nolwenn ».
Lire Nolwenn. Notamment Mystère, chanson flambeau. Sous ses mots, sous sa plume, dans sa voix, passent pêle-mêle les menhir druidiques de « Stonehenge », haut lieu du mysticisme celtique, « la lueur des phares » balayant les mers, « la terre sacrée des Cathares » et l’inévitable quête d’un « Graal » éternel.
Nolwenn entre erotisme et ésotérisme.
Nous l’avions nous-même photographiée l’an passée en forêt de Brocéliande, terre de légende, dans les chemins de pierre et d’ajoncs où plane l’ombre mythique du roi Arthur, père de toute les Bretagne, des chevaliers de la table ronde, de Merlin l’Enchanteur et où guettent les sortilèges de Morgane….Trahie par son amant, la fée fit ce défilé de roches sauvages une prison infidèle pour y séquestrer l’infidèle. Il y a de la fée Morgane en Nolwenn, fille de Finistère donc de mystère : « Son regard, je le sais/ A changé mon destin/ La sorcellerie, le Code Da Vinci/ J’ai jeté le passé aux orties ».
Tantôt Morgane, mais aussi Mélusine : « Tu veux lire dans mon âme/ Mais notre union sera rompue/ Si dans mon bain, tu me vois nue/ Mon regard est mortel/ Maudit si tu brises le charme/ Je redeviens serpent…./ Surnaturelle ».
Nolwenn, plus vrai que nature, entre « Val des amants sans retour » (Brocéliande) et malédiction de Goethe. Elle a trouvé son Lancelot, un musicien. Mais c’est elle qui tient Excalibur. |
En encart l'avis de Alexia Laroche-Joubert et de Gwen Brot, directeur directeur adjoint de l'antenne de Cherie Fm semble-t-il.
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| Gwen Brot: "L'album est très réussi, tant par les mélodies que par les textes, qui lui correspondent à merveille. On ressent sa complicité avec Laurent Voulzy, et le fait qu'elle n'est pas là que pour chanter un titre écrit pour elle. Nolwenn est l'une des rares issues de Star Academy à plaire à un publis très large". |
Article:
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Quand je vous dis Voulzy, quel est le premier souvenir ?
Là, comme çà, deux chansons fétiches que j’écoutais ado : « Caché Derrière » et « Le Rêve du pêcheur ». J’étais fascinée par les mélodies simples et élégante de Laurent et émerveillée devant les textes d’Alain Souchon, notamment par « Caché Derrière » qui parle d’un thème qui m’est cher : le mystère, le sens caché des choses. L’autre souvenir, c’est dans Star Academy. Laurent avait eu la gentillesse de venir chanter un soir, avec moi, « My Song of You ». Nous avons eu à peine le temps de nous saluer, en partant il m’a dit : « Que tu gagnes ou pas, j’aimerai qu’on se revoie pour parler un peu et, pourquoi pas, faire de la musique ensemble. » Voilà le préambule de notre histoire. Il a tenu sa promesse puisque, sur mon premier album, il m’a composé le single « Suivre une étoile ».
Pourquoi Laurent pour réaliser Histoires Naturelles ?
Nous avons beaucoup de centres d’intérêts communs : la Bretagne, l’ésotérisme, les romans de chevaleries…et bien sûr, la musique pop. Notre collaboration était une évidence pour moi. J’irais même jusqu’à dire que cette rencontre n’est pas un hasard mais plutôt une prédestination : il était écrit que nous devions nous rencontrer.
Vous avez la réputation d’être entière, lui très méticuleux. Comment s’est passé votre collaboration ?
Ces deux qualités ne sont pas à mettre en opposition pour la bonne et simple raison que je sais aussi me montrer méticuleuse, tout comme Laurent entier. Il n’en reste pas moins que le travail en studio s’est effectué dans la simplicité et les rires. Avec Laurent, c’est une évidence. Il m’a tout de suite cernée et est allé chercher la lumière qui est en moi. Ce n’est pas un mercenaire. Chez lui, vous ne trouverez pas de chansons fond de tiroir. Je crois qu’il n’a écrit que pour très peu d’artistes d’ailleurs ( KimWilde, Véronique Jeannot…). Je voulais que ce disque me ressemble vraiment, y mettre mon grain de sel, pouvoir écrire une partie des textes. Laurent travaille en temps réel. Comme pour un vêtement de haute couture, il fait un patron, prends les mesures, puis coud, recoud, brode jusqu'à ce que la chanson soit aboutie.
Il est plutôt fan des Beatles, vous de Mariah Carey….
Mes références vocales sont multiples parce que je ne vois pas la musique comme une pièce cloisonnée mais plutôt comme une grande salle de bal. Cela va de Maria Callas aux musiques Celtiques, en passant par Kate Bush, Tori Amos, la mélancolie de Coldplay, de Damien Rice, jusqu’à Robbie Williams et, bien sûr, les incontournables Beatles…comme Laurent !
Sur le premier single « Nolwenn Ohwo ! », on vous entends dire « j’étais comme je suis ». Un état d’esprit : prenez moi comme ça ou jetez-moi ?
Pour moi, cela signifie essentiellement que je n’ai pas changé et que mon nouveau « statut de chanteuse » n’a en rien modifié mon comportement vis à vis de la vie et de mon entourage. Je suis quelqu’un de passionné. Je ne veux pas laisser indifférent. Mais c’est aussi une façon de boucler la boucle et de dire que, après le tourbillon qui a suivi ma victoire à Star’ Ac, je reviens à ce que j’étais auparavant.
Vous avez changé pourtant ?
Oui et non. C’est comme si j’avais commencé un livre par la fin. Tout est allé si vite. Quand je suis arrivé à Star Academy, je débarquais du conservatoire. Je n’avais comme expérience que des petits récitals et, du jour au lendemain, je me sur retrouvée sur un plateau télé exposée devant des millions de téléspectateurs. Alors, oui, j’ai pris confiance en moi. Suffisamment pour cultiver un peu la dérision.
Comment ça ?
En jouant avec l’image comme sur la pochette de Histoires Naturelles. On m’y voit le regard un peu interloqué, entourée de paons, symbole de vanité. Je suis au milieu d’eux bien sûr, mais avec une certaine distance. Le photographe Laurent Séroussi, a réussi à traduire visuellement ce que je lui avais montré sur de petits croquis, des collages.
Armande Altai dit de vous : « Nolwenn est nocturne. Elle est belle comme le vent. » La mystère fait partie de votre personnage ?
Je me sens un peu décalée parfois mais le public a compris cet univers. On court tous après le mystère. Regardez le succès de Da Vinci Code ! Je mélange mes racines celtiques à des influences baroques ou du XVIIIè. Je suis à la fois transportée par les peintures de Gustave Moreau et les récits de Tolkien, avec sa trilogie du Seigneur des Anneaux, qui me faisait rêver à l’adolescence. Le sens caché des choses me fascine.
Avec vos yeux, votre chevelure, on vous imagine presque en prêtresse gothique….« Caché derrière », comme le chante Laurent ! Je ne suis plus la petite fille naïve, mais c’est vrai que la symbolique de la sorcellerie, des contes, reste très présente. Quand j’étais au collège, je me souviens que je craquais pour Meat Loaf qui chantait avec grandiloquence I’ll do Anything For Love. Dans un autre genre, les textes mystérieux de Bashung, l’univers onirique de Kate Bush m’enchantent. J’ai aussi le souvenir des sensations que j’éprouvais en regardant les pochettes des vinyles de mes parents avec les photos équivoques de Bowie.
J’ai l’impression que votre public, c’est un peu votre clan. Vous êtes consciente de cette « nolwennmania » ?
J’ai du mal à répondre. J’ai juste l’impression d’être toujours accessible. Pendant cette période où j’ai été silencieuse, je me promenais sur les sites qui me sont consacrés. Il m’arrivait de laisser des petits mots. Mes fans ont compris que c’était le temps nécessaire à la création. J ‘ai l’impression qu’ils comprennent très bien mon attitude, mon ambivalence et qu’ils seraient prêt a se battre comme des chevaliers pour me défendre.
A vous entendre parler musique, visuel de pochettes, clips, mystères, on pense à Mylène Farmer.
Elle a tout compris. Elle est une de mes référence en France. Elle a su garder une cohérence au fil des ans. Cultiver le paradoxe d’être une immense star tout en restant simple, sensible, à fleur de peau.
Aujourd’hui, vous avez suffisamment confiance en vous pour exposer votre vie privée ?
(Elle réfléchie)….Je ne me souviens pas avoir, un jour, disserter sur ma vie privée dans un magazine.
Ce que j’ai à dire, je le dis dans mes textes, bien que ceux-ci ne soient pas toujours autobiographiques. Par ailleurs je partage avec l’écrivain Carlos Castaneda l’idée qu’il faut créer une sorte de brouillard autour de soi afin que personne ne sache jamais qui on est réellement…..
Est-ce exact que, sur scène, vous jouez avec le violon que vous a légué votre grand-mère ?Oui, il lui venait de son père. Ce n’est pas un Stradivarius mais une copie. J’y suis attachée. Il perd du « son » et de son âme s’il l’on n’en joue pas régulièrement, comme tous les instruments. Ma grand-mère n’aurait jamais pu imaginer que j’en joue un jour sur la scène de l’Olympia. Je ne suis pas très matérialiste mais j’ai un lien très fort avec les objets anciens, ceux qui ont une histoire. Il n’y a pas longtemps, j’examinais des vieux coffres à messages du XVIè siècle dans un Salon d’antiquités et je me suis mise à imaginer quels types de lettres ils avaient pu transporter.
Encore des mystères !
Oui. C’est tout moi !
Propos recueullis par Frédérick Rappily |
Il y a aussi un autre petit encart:
| Citation: |
| Un projet est en cours avec les Bretons de Tri Yann pour un conte celtique destiné aux enfants. |
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