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Carver Illustre pie

Inscrit: 15 Mai 2004 Messages: 1447 Localisation: Ici et Ailleurs
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Posté le: Sam Juil 21, 2007 11:26 am Sujet du message: Actualité générale: marché du disque, industrie musicale... |
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Le marché du disque en France chute de 17 % au deuxième trimestre
(20/07/2007)
Le marché du support musical continue de chuter en France comme ailleurs. Selon les dernières données du cabinet Gfk communiquées par l'Observatoire de la musique, le marché du support musical (CD audio et DVD musical) a chuté de 17,6 % en volume par rapport à la même période l'an dernier. 17,7 millions de supports ont été vendus dans l'hexagone, pour un chiffre d'affaires de 249 millions d'euros (- 17,1 %). Sans surprise, les singles sur support matériel sont en chute libre (-53,1 % en volume), tandis que les albums souffrent d'une baisse de 8,5 %. Plus inquiétant encore pour les labels et les disquaires, la baisse de prix continue ne semble pas vouloir enrayer la crise. Ce trimestre encore, la baisse en valeur (- 13,5 %) reste supérieure à la baisse du volume.
Autre mauvaise nouvelle, le DVD musical est le format qui subit le plus la chute du marché. Seulement 1 million de supports ont été vendus, contre 1,34 millions l'an dernier. En valeur, c'est une chute de 30 %. Un temps envisagé comme roue de secours des supports matériels pour la musique, le DVD semble déjà se précipiter vers six pieds sous terre.
Heureusement, la pauvreté et la mort font vendre
Cynisme involontaire du marché, l'Observatoire de la Musique note que la différence entre les deuxième trimestre de 2007 et 2006 se joue en partie sur la sortie avancée des CD audio et DVD musical de l'édition 2007 des Enfoirés par rapport à 2006, mais que "néanmoins, les succès posthumes du chanteur Grégory Lemarchal, édité par Universal, tempèrent cette décroissance". La mort du chanteur de 23 ans atteint de mucoviscidose a permis au Téléthon de redyamiser ses dons, mais aussi à Universal de renflouer ses caisses. "6 références, soient 2 singles, 3 albums et 1 DVD musical, contribuent pour 4,9% au chiffre d’affaires du marché du support musical", note l'Observatoire. On avait probablement pas vu ça depuis Dalida. Heureusement, il reste Henry Salvador en stock. A 90 ans, l'investissement devrait bien finir par faire jackpot (ben quoi ? autant être cynique jusqu'au bout, non ?).
Pour finir, notons les parts de marché en France des quatre grandes maisons de disques :
1. Universal : 31 %
2. Sony BMG : 22,3 %
3. Warner : 12,7 %
4. EMI : 11,8 %
Les indépendants (qui ne le sont que rarement dans les faits) se taillent 22,1 % du marché français. |
Source: ratiatum
Source: Paris-Match |
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Carver Illustre pie

Inscrit: 15 Mai 2004 Messages: 1447 Localisation: Ici et Ailleurs
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Posté le: Mar Juil 24, 2007 7:26 pm Sujet du message: |
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Lagardère envisagerait de céder Virgin France
La filiale de Hachette Distribution Services serait prête à céder la chaîne de produits culturels. La Fnac ou des chaînes spécialisées seraient intéressées pour la reprise des 34 magasins qui auraient réalisé un chiffre d'affaires de 35 millions d'euros.
Virgin France pourrait bientôt changer de propriétaire croit savoir ce mardi le quotidien "Les Echos". Dans un contexte de marché difficille pour le disque et la video, le groupe Lagardère aurait en effet décidé de se séparer de la troisième chaîne en France de produits culturels. Seraient compris dans la vente, les 34 magasins, le site de téléchargement de musique en ligne, Virginmega.fr, la chaîne de librairie Furet du Nord (12 points de vente) et la librairie Payot.
Selon les Echos, la Société Générale aurait été mandatée pour mener à bien le dossier de cession. Virgin représenterait un chiffre d'affaires de 35 millions et dégagerait des pertes depuis plusieurs années. La chaîne Virgin avait rejoint le le groupe Lagardère en 2001 permettant au groupe de sortir par le haut suite à l'échec de sa chaîne Extrapole.
La Fnac malgré des problèmes de concurrence et des chaînes de magasins spécialisée seraient intéressées pour reprendre Virgin, qui il est vrai dispose d'emplacements plutôt bien situés.
latribune.fr |
Source: La Tribune |
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Carver Illustre pie

Inscrit: 15 Mai 2004 Messages: 1447 Localisation: Ici et Ailleurs
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Posté le: Mer Juil 25, 2007 12:01 pm Sujet du message: |
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Oui assez original! Mais peut-être plus adapté pour les fêtes de fin d'année ce genre de concept?
Sinon en complément du premier article posté ici: Le marché du support musical au deuxième trimestre 2007
Voici l'étude complète en PDF
http://www.radio-music.org/modules/upload/upload/COM_MME_T207.pdf
Source: Radio-Music.org |
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Carver Illustre pie

Inscrit: 15 Mai 2004 Messages: 1447 Localisation: Ici et Ailleurs
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Posté le: Lun Aoû 20, 2007 2:31 pm Sujet du message: |
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Neuf Music : le téléchargement illimité compris dans l'abonnement
Télécharger de la musique illimitée pour 29,90 euros par mois ? Cela devrait bientôt être possible grâce à l'offre "neuf music" (aussi appelée "la boîte à musique") de Neuf Cegetel. C'est une première en France puisqu'aucun opérateur n'avait jusque là inclus dans son offre d'abonnement un tel service, surtout dans un contexte où la licence globale est battue en brèche.
29,90 euros, c'est le prix de l'abonnement tripe play du FAI pour le haut débit, la téléphonie illimitée vers les fixes, et la télévision HD. Le prix restera donc inchangé et inclura en plus le téléchargement illimité d'un catalogue dont on ne connaît pas encore le contenu. 01net soupçonne VirginMega, qui alimente déjà le portail de Neuf en musique sans DRM, et si cela venait à se confirmer, ce serait donc deux millions de titres qui se retrouveraient à la portée des abonnés. Sauf que, toujours selon 01net, seul un des genres musicaux au choix ne pourra leur être accessible.
L'offre devrait être disponible dans les prochains jours pour les zones dégroupées, mais ne concernera vraisemblablement que les nouveaux clients, si l'on en croit l'encart publicitaire crée pour l'occasion. Voilà qui risque d'apporter un argument de poids au fournisseur d'accès par rapport à ces concurrents. |
Source: Ratatium |
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Carver Illustre pie

Inscrit: 15 Mai 2004 Messages: 1447 Localisation: Ici et Ailleurs
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Posté le: Jeu Aoû 30, 2007 7:22 pm Sujet du message: |
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La nouvelle vague perce sur Internet
Emmanuel Marolle
jeudi 30 août 2007 | Le Parisien
Les maisons de disques n'ont plus besoin d'écumer les salles de province pour repérer de nouveaux artistes : les plus malins ont leur blog, où l'on apprend tout d'eux en quelques clics. Kenza Farah en est le plus bel exemple et son album cartonne...
A 21 ANS, depuis son QG des quartiers Nord de Marseille, Kenza Farah vient de ringardiser les méthodes du music business. Si son album « Authentik » s'est déjà vendu à 78 000 exemplaires, c'est qu'elle s'est fait connaître bien avant sa sortie - le 11 juin - grâce à Internet et à un Skyblog, un des blogs musicaux ouverts sur le site de la radio Skyrock. Ce carton plein a tout d'une première.
Jusque-là, si des chansons et des vidéos ont fait leur chemin sur le Web, aucun artiste ainsi révélé n'avait connu un vrai succès d'album à l'ancienne par la suite. Le rappeur picard Kamini, par exemple, ultramédiatisé avec son clip à succès « Marly Gomont », dépasse juste les 50 000 exemplaires avec son album « Psychostar World ».
Que s'est-il donc passé autour de cette jeune chanteuse que les non-initiés n'ont pas vue venir ? « Un rapport de proximité avec le public, répond Florian Boissy, directeur marketing chez Up Music, qui lui a offert son premier contrat. Kenza avait déjà une petite notoriété au niveau local. Le blog lui a permis d'avoir un rayonnement hexagonal et d'enregistrer 1 million de connexions. » Laurent Bounaud, patron de Skyrock, va plus loin : « La communauté du Web est devenue un contre-pouvoir. Dans le cas de Kenza Farah, le public s'est dit : J'ai découvert l'artiste et on ne me l'a pas imposée . »
« Nous avons sorti le single avant même que les radios ne commencent à le jouer »
Un signal fort pour les maisons de disques en quête d'un second souffle, de nouveaux talents et de recettes. Chez AZ, Valéry Zeitoun l'a compris. Le truculent patron du label d'Universal a pris sous contrat Koxie, rappeuse qui décoiffe sur le Net avec sa chanson féministe « Garçon », entendue par près de 1 million d'internautes. « Nous avons sorti le single avant même que les radios ne commencent à le jouer. Et dès la première semaine, il était 11e des ventes. »
Aujourd'hui, les labels tournent donc les yeux et les oreilles vers leur ordinateur plutôt que vers leur platine CD. « Aux Etats-Unis, vous ne pouvez pas mentionner un artiste dans les bureaux d'une maison de disques sans que votre interlocuteur tape aussitôt son nom sur un moteur de recherche et aille sur sa page Internet », souligne Vincent Frèrebeau, patron de Tôt ou Tard (Vincent Delerm, Thomas Fersen, etc.).
Tout est parti de Myspace, un réseau mondial d'échange né en 2003 aux Etats-Unis où chacun peut créer son espace personnel et y laisser musique, photos ou vidéos. « On a notre propre page, où nos amis nous envoient des choses qu'ils ont découvertes et inversement », confirme Jérôme Labory, directeur artistique des éditions Source. C'est comme cela que son label a découvert Yelle, jeune Bretonne dont le titre « Je veux te voir », a suscité plus de 1 million d'écoutes et même des clips de fans.
« Avant, pour dénicher des nouveaux talents, nous devions aller en province, ajoute Valéry Zeitoun. Maintenant, en quelques clics, on a tout sur l'artiste : ses chansons, son univers, ses références musicales. Même si à un moment rien ne vaut le contact direct avec lui. » Ce phénomène n'est pas forcément accueilli avec angélisme. « Internet ne remplace pas un passage sur une grosse radio où, d'emblée, plusieurs centaines de milliers de personnes entendent le titre, tempère Vincent Frèrebeau. Mais c'est un relais supplémentaire, comme pour Yaël Naim, une jeune chanteuse dont nous sortons l'album en octobre. Chaque fois que sa chanson New Soul est diffusée, on a des connexions instantanées sur sa page Myspace. Chacun peut être ainsi prescripteur. » |
Source: Le Parisien |
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Juline Caid de la causette

Inscrit: 04 Nov 2005 Messages: 434 Localisation: sud de la france
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Posté le: Ven Aoû 31, 2007 11:53 am Sujet du message: |
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| merci carver pour toutes ces infos, j'attends avec impatience la sortie de cet album. Quand au livre je pense que je l'acheterai! je possede un livre sur Etienne Daho, tres beau qui s'intitule "DAHO PAR GIACOMONI" et qui est essentiellement un livre de photographies, tres belles et tres artistiques. |
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Carver Illustre pie

Inscrit: 15 Mai 2004 Messages: 1447 Localisation: Ici et Ailleurs
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Posté le: Sam Sep 22, 2007 11:38 am Sujet du message: |
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Les disques "plaqués" or des fabricants de portables
Le premier disque d'or pour un album vendu sur une carte mémoires de téléphone portable est remis aujourd'hui. Au risque de dévaloriser la célèbre récompense?
Marc Cerrone, roi du disco et premier artiste à recevoir un tel disque d'or, appelle à la vigilance.
Ils s'y mettent tous. Alors que le marché de la téléphonie mobile est marqué par sa convergence avec celui de la musique. Les marchands de téléphones portables font les yeux doux aux stars de la musique. Concerts privés, clips publicitaires, rien n'est trop beau pour se donner une image groovy et écouler comme des petits pains les derniers téléphones dotées de fonctions musicales.
Nouvelle tendance : offrir un album pré-chargé sur la carte mémoire des téléphones. Des stars comme Beyonce ou Robbie Williams se sont déjà prêtées au jeu. Jusqu'ici rien de mal. On peut même y voir une initiative intéressante pour relancer un marché du disque sinistré.
90.000 portables Bob Sinclar déjà écoulés
Là où la pratique atteint ses limites, en France, c'est quand les ventes de téléphones portables sont assimilées à des ventes de CD. Pour commercialiser, son dernier téléphone "mobile Walkman" avec l'album Soundz of Freedom de Bob Sinclar pré-chargé, Sony Ericsson se donne ainsi pour objectif d'être "le premier double disque d'or sur mobile" comparant implicitement la vente d'un album préchargé sur un téléphone avec celle d'un CD. En d'autres termes, si 150.000 personnes achètent ce téléphone, Bob Sinclar sera décrété par la marque "double disque d'or", toute personne ayant acheté le téléphone étant assimilée à un fan de l'artiste. A quand un disque d'or remis pour un album offert pour l'achat d'une photocopieuse ou d'un bloc de foie gras?
David Mignot, directeur marketing de Sony Ericsson France, préfère mettre en avant un nouveau mode de distribution pour la musique : "On peut polémiquer sur l'appellation disque d'or mais ce qui est intéressant c'est la démarche marketing et le message envoyé à l'industrie du disque. Nous avons effectivement distribué - et acheté - 200.000 albums de Bob Sinclar sur nos mobiles". La marque a déjà écoulé 90.000 de ces mobiles et Bob Sinclar se dirige donc tout droit vers un double disque d'or. Mérité?
"N'importe qui peut devenir disque de diamant"
"Il faut faire attention", s'inquiète Marc Cerrone auprès de LCI.fr. Le roi du disco redoute "une arnaque" : "Les grands constructeurs peuvent écouler 300.000, 400.000 packs avec un album en bonus. Dans ce cas, n'importe qui peut devenir disque de diamant et cela dévalorise une récompense comme le disque d'or". Cerrone, qui rappelle au passage que Bob Sinclar est "un copain"- vend pourtant lui aussi depuis juin dernier son dernier album sur une carte mémoire de téléphone portable. Il a signé un partenariat avec Samsung.
Mais avec une différence, de taille pour l'artiste : l'album n'est, selon lui, pas intégré systématiquement au pack du téléphone de la marque et la fameuse carte mémoire est vendue plus chère qu'une carte "nue". "Au niveau des codes barres, l'achat est séparé et il y a même un surcoût. Vous ne pouvez pas vous retrouver par hasard avec mon album sans être un fan", explique Marc Cerrone, "Je ne voulais d'ailleurs absolument pas que ce soit offert".
Premier disque d'or SD
Ces garanties ont convaincu le Syndicat National de l'Edition Phonographique (SNEP) de remettre aujourd'hui à l'artiste le premier disque d'or pour un album distribué sur carte SD. "Le SNEP décerne les certifications à la demande expresse de chaque société phonographique, après qu'un cabinet d'expertise comptable ait lui-même certifié que le seuil des ventes requis était atteint" explique le syndicat sur son site. Une condition apparemment remplie par Cerrone qui évoque "un vrai disque d'or, mérité".
Sans mettre en cause la bonne foi de l'artiste, on peut difficilement comparer le consommateur à la recherche d'un portable qui achète une carte dans le cadre d'un pack promo avec le fan qui fait la démarche d'acheter un CD ou même de le télécharger sur Internet. En les mettant a égalité, le SNEP - qui a déjà baissé de 100.000 à 75.000 le seuil de CD vendus pour décrocher la prestigieuse galette - ne dévalorise-t-il pas le disque d'or? Le SNEP n'était pas disponible pour un commentaire sur ce sujet ou pour indiquer s'il validerait les ventes d'autres artistes, comme Bob SInclar, sur téléphone mobile.
Si le syndicat revenait sur sa jurisprudence du disque d'or "mobile", les artistes devraient s'en remettre. Le disque sur carte mémoire jouit en effet d'un avantage notable sur son cousin en plastique : sa vente rapporte le double de celle d'un album traditionnel. De l'or... |
Source:LCI info |
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Carver Illustre pie

Inscrit: 15 Mai 2004 Messages: 1447 Localisation: Ici et Ailleurs
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Posté le: Sam Sep 22, 2007 11:41 am Sujet du message: |
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Grand ménage chez EMI après son rachat
Le rachat d'EMI, numéro trois mondial du disque, par le fonds d'investissement Terra Firma au mois d'août risque de changer le paysage de l'industrie de la musique. Depuis sept ans, une fusion imaginée entre Warner (numéro 4 mondial) et EMI afin de supplanter Universal et Sony/BMG n'avait cessé de défrayer la chronique. Terra Firma a fini par l'emporter.
Le fonds d'investissement dirigé par Guy Hands, dont les activités s'étendent à des domaines aussi variés que l'énergie, l'hôtellerie ou le transport, est certes en mesure de remettre à flot une société discographique qui a connu une baisse de ses ventes de 15 % au premier trimestre 2007 et dont les pertes atteignent 227 millions de livres (330 millions d'euros).
SE DÉBARRASSER DE SECTEURS
Mais il semble que l'intention de Terra Firma soit davantage de se débarrasser des secteurs en crise. Selon certains spécialistes, EMI pourrait, d'ici trois ans, cesser de produire des albums et céder ses labels à... Warner.
En attendant, le grand ménage a déjà commencé chez EMI, où une partie de l'équipe dirigeante vient d'être évincée. Eric Nicoli, le PDG depuis 1999, à qui est reproché l'échec de la fusion avec Warner, part avec un joli golden parachute de 2,8 millions de livres (4,3 millions d'euros). Martin Stewart, le directeur financier, est également remercié.
Guy Hands a décidé d'installer des proches aux postes-clés. Ainsi Chris Roling, transfuge du groupe chimique ICI et totalement étranger au monde du disque, devient directeur opérationnel d'EMI Group et directeur financier d'EMI Group et d'EMI Music.
D'importantes restructurations sont à prévoir. Déjà en mars, soixante emplois ont été supprimés chez EMI France, la maison de disques de Renaud et de Diam's. Le pire reste peut-être à venir, EMI employant 5 400 salariés dans le monde, contre 4 000 chez Warner pour une part de marché équivalente. La branche édition, EMI Music Publishing, bénéficiaire, fait figure d'exception. Son patron, le rescapé Roger Faxon, sera reconduit dans ses fonctions et conservera son siège au conseil d'administration.
L'édition musicale, c'est-à-dire la gestion des droits des oeuvres, qui a connu une hausse de 12 % de son chiffre d'affaires au deuxième trimestre 2007, pourrait être à terme le seul secteur conservé par Terra Firma. |
Source: LE MONDE |
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Piensa Illustre pie

Inscrit: 05 Mai 2004 Messages: 1346 Localisation: Grand Nord
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Posté le: Sam Sep 22, 2007 9:51 pm Sujet du message: |
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En même temps, les fusions de grosses boîtes quasi leaders dans leur domaine amènent toujours des réductions de personnel...
Je ne sais pas si dans de telles conditions, dirigés par des mecs qui n'y connaissent rien, des artistes tels que Renaud ou Diam's auront envie de rester.
Quoique les journalistes et animateurs de TFOne ne se sont jamais plaints d'être dirigés par un constructeur de maisons... et par une politique de "marche ou crève"...
La maison d'édition des Beatles, des Pink Floyd, de Sinatra... dirigée par un "chimiste".
Mais si je comprends bien Carver, la fusion EMI-Warner destinée à concurrencer Universal Sony BMG, n'a jamais eu lieu et n'est plus d'actualité??? _________________ La déception ne vient jamais des autres, elle n'est que le reflet de nos erreurs de jugement. [Vincent Gury] |
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Carver Illustre pie

Inscrit: 15 Mai 2004 Messages: 1447 Localisation: Ici et Ailleurs
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Posté le: Sam Sep 22, 2007 10:20 pm Sujet du message: |
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| Piensa a écrit: |
Mais si je comprends bien Carver, la fusion EMI-Warner destinée à concurrencer Universal Sony BMG, n'a jamais eu lieu et n'est plus d'actualité??? |
Cette fusion envisagée dès le début des années 2000 a été abandonnée cette année au profit du rachat par Terra Firma! De façon définitive? Je ne sais pas.
Article sur la Revue Chorus
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Chorus dans la tempête
SOS . En proie à des difficultés financières, la revue de la chanson francophone risque de disparaître. Elle lance un appel à la solidarité de tous.
Le 61e numéro de la revue Chorus sera-t-il le dernier d’une belle aventure qui, depuis 1992, ravit les amoureux de la chanson ? La livraison d’automne des Cahiers de la chanson qui proposent un beau dossier sur Barbara vient en effet de considérablement baisser sa pagination. Soit 98 pages au lieu des 196 auxquelles le trimestriel de la chanson francophone avait jusqu’ici habitué ses lecteurs. La raison ? De graves difficultés financières, lesquelles risquent de mettre fin à la parution de ce qui depuis quinze ans est considéré comme la « Bible de la chanson ». Élaboré par une petite équipe de passionnés indépendants, Chorus connaît pour la première fois de son histoire une crise de trésorerie menaçant son existence : « Chorus avait beau paraître insubmersible, bien que naviguant sans cesse contre vents et marées, la tempête a fini par le rattraper », écrit dans un éditorial Fred Hidalgo, créateur de la revue et directeur de la rédaction, qui fut à l’origine de feu le mensuel de la chanson Paroles et Musiques : « Chorus se retrouve dans l’oeil du cyclone, menacé de naufrage ». Confrontée à un manque de visibilité et une baisse brutale de ses recettes, il suffirait à la revue de deux mille abonnements et de quelques publicités supplémentaires pour équilibrer ses comptes. Chorus rêve de mobilisation générale de ses lecteurs, des chanteurs qu’il a si souvent contribué à défendre où à révéler, et de tous les amateurs de chanson pour que l’aventure musicale continue : « C’est aujourd’hui ou jamais qu’il faut montrer sa solidarité avec l’équipage. Plus tard, il risque d’être trop tard », poursuit Hidalgo. Et de lancer un appel tous azimuts : « Il faudrait une immense, une incroyable, une inconcevable indifférence de la part des pouvoirs publics, des sociétés professionnelles, du métier, des artistes… et de ses lecteurs pour, que Chorus se résigne aujourd’hui à mourir d’avoir trop aimé. Je ne veux pas y croire. » Si vous croisez Chorus sur votre chemin, vous savez ce qu’il vous reste à faire !
Pour soutenir la revue :
chorus@chorus-chanson.fr
V. H. |
Source: L'Humanité |
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Carver Illustre pie

Inscrit: 15 Mai 2004 Messages: 1447 Localisation: Ici et Ailleurs
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Posté le: Mer Sep 26, 2007 7:18 pm Sujet du message: |
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Moins de marketing pour plus de qualitatif, l'avenir des majors ?
Les majors ont depuis tous temps essuyé la critique selon laquelle elles privilégieraient le marketing au détriment de la qualité. Mais à l'heure d'Internet, le déclin du disque les poussera-t-elle à reconsidérer leur rôle de machine à vendre du CD pour attacher plus d'importance à la valeur artistique ?
"L'industrie musicale doit se concentrer sur une production de meilleure qualité si elle veut renouer avec la gloire." C'est ce qui sort de la bouche du musicologue et journaliste Larry LeBlanc. Lors d'un interview accordé à une chaîne canadienne, ce dernier montre qu'il veut encore croire au CD et à l'expérience d'achat chez les disquaires. "Je vais vous dire ce qui est mort. Le mauvais album avec un seul morceau est mort. [...] Je pense que là ou l'industrie doit revenir, c'est à la bonne musique."
Il est vrai que les ventes de CDs single ne se sont jamais autant mal portées mais doit-on considérer ce déclin comme une sorte de désaffection du public envers "une musique de mauvaise qualité" ? En d'autre termes, est-ce que la mutation actuelle du marché du disque aurait fait monter une certaine exigence du consommateur par rapport à ce qu'on lui offre à écouter ? Si de nombreux critiques et blasés de tous poils répondraient oui, force est de constater que ce genre d'argument se laisse même approprié par les machines à tubes elles mêmes.
"Les conditions du marché ont changé pendant les dernières années, mais le déclin que nous constatons a plus à voir avec le manque de qualité dans la musique." déclarait il y a peu au New York Post Antonio "L.A." Reid, directeur du sous label d'Universal Def Jam Recordings.
Plusieurs études se sont déjà accordées sur le fait que le peer-to-peer favorisait une plus grande curiosité chez l'auditeur. En effet, et même si les artistes les plus téléchargés restent ceux le mieux portés médiatiquement, le p2piste s'en affranchirait plus ou moins au grès de sa pratique, et aiguiserait par là même son goût.
De là, rien d'étonnant à voir apparaître une sorte d'idéologie du bon goût porté par les fervents défenseurs du P2P et optimistes de tous bords concernant Internet. Avec son avènement, nous aurions affaire à une nouvelle génération de consommateurs aux exigences grandies et les majors prendraient peu à peu conscience qu'elles ne peuvent plus se contenter de leur servir la soupe qu'elles ont l'habitude de produire.
Le plus étrange, c'est que les majors elles-mêmes semblent avoir intériorisé cette critique comme si elle passait de pure spéculation à complexe refoulé. Si elles ne juraient avant que par la taille d'un budget marketing, il leur arrive parfois de laisser tomber la machinerie de peur de voir un groupe affiché trop vite "commercial", à l'image d'Universal pour son bébé Greeeen au Japon, ou Marié Digby qui cachait son deal avec l'une d'entre elles. Du côté de chez Warner, on essaie même de placer ses perspectives d'avenir dans une politique plus proche des artistes.
Et pourtant, des tubes comme Crazy Frog continuent de pointer le bout de leur nez en top des charts. Alors, que s'est il passé ? Après tout, la mauvaise came a toujours côtoyé la bonne dans le top des ventes et c'est loin d'être un fait nouveau. Rappelez-vous dans les années 90 tous ces boys band qui se pressaient les uns après les autres sur le plateau des émissions TV. Internet n'a rien changé à la donne.
Mais si il y a bien une différence notable, c'est dans la façon dont émergent les groupes. Le Net semble en effet avoir accru le potentiel d'un artiste à pouvoir sortir de l'ombre pour conquérir la planète, et baisser l'importance des majors dans ce processus qui leur était généralement attribué. Bien sûr, l'histoire de la musique aura toujours son lot de contre-exemples mais on peut considérer le fait que si un artiste pouvait auparavant difficilement arriver en tête des charts sans avoir profité de la machinerie marketing d'une major, c'est peut être moins le cas aujourd'hui.
Une major fonctionne généralement de cette manière : un artiste monte, crée un certain buzz autour de lui. Une fois que le terrain a été suffisamment travaillé, la major le signe afin de mettre en route le bulldozer qui lui fera décupler ses chiffres de vente. Hors, Internet échappe plus ou moins au contrôle des majors. L'artiste arrive à conquérir des millions de fans, à l'image de Tila Tequila sur MySpace, sans même qu'il ait nécessité leur aide. Dès lors, les majors ne peuvent intervenir qu'après coup, déjà dépassées par un buzz monté trop haut par rapport à leur "déclic" d'intervention.
En fait, si le buzz reste toujours de mise pour leur faire signer un artiste, Internet a le pouvoir de le faire grandir beaucoup plus rapidement sans leur aide qu'auparavant. Universal n'est plus le seul à pouvoir faire émerger de l'ombre un artiste pour le porter en haut de l'affiche en un temps record. Les groupes commencent à en être aussi capables grâce au Net. Ils n'hésitent même plus à courtiser les labels en fonction du nombre de visites sur leur page MySpace. Et les majors, de leur côté, réintègrent cette nouvelle donne en mettant le public au centre du plébiscite, qu'il s'agisse de la Star Ac et autres consorts, ou des sites communautaires qui deviennent des plateformes pour leurs agents artistiques.
Bref, c'est face à cette perte de pouvoir sur le mécanisme de montée que les majors commencent à sentir leur futilité à l'ère du Web 2.0. La machine à produire du disque devient inutile et cette inutilité la renvoie peut être, dans une certaine mesure, à envisager de redevenir ce qu'elles ont été à la base et qu'elles ont perdu avec le temps : des producteurs d'artistes avant d'être des marchands de produits. |
Source: Ratatium |
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Christelle Roi/reine de la tchatche

Inscrit: 17 Oct 2005 Messages: 3587 Localisation: Nord
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Posté le: Mar Oct 02, 2007 5:52 am Sujet du message: |
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Merci à Marisan de .org pour cet article de l'Est Républicain paru hier
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Le live plutôt que le disque
Ventes de disques en chute libre, les artistes ont la main lourde sur le cachet des concerts. Pour compenser.
Près d'un million d'euros le concert ! C'est le montant astronomique du cachet réclamé par Van Halen pour un concert au mois de mai aux Etats-Unis. On est également pas loin du compte avec les « papys » rockers des Stones - qui ont même facturé cet été 3,6 millions d'euros un concert privé pour la Deutsche Bank -, des Floyd ou de Police.
Difficile de chiffrer cette inflation galopante. « Il n'y a pas d'étiquette sur la cagette », note Jean-Paul Roland, le boss des Eurockéennes.
Toutefois, « ce n'est un secret pour personne, les revenus sont désormais plutôt côté live que discographique », reconnaît le Belfortin. « En cinq ans, les cachets ont au minimum doublé », constate le producteur William Munerato, directeur artistique de Prodige Music, à Nancy. « Avant, on s'en tirait à 40.000 € tous frais compris. Depuis cinq ans, on ajoute 20 à 30 % », avance pour sa part Claude-Jean Antoine qui tient les rènes de Nancy Jazz Pulsations et du Zénith.
Des montants parfois justifiés, souvent disproportionnés. Surtout quand des poids lourds comme Björk, Jonasz ou les Rita peinent à faire le plein.
Dans les gros festivals de l'été, la moyenne des têtes d'affiche flirterait avec les 200.000 €. Le cachet de l'incontournable Johnny aux Vieilles Charrues est estimé entre 200.000 et 300.000 €. A Saint-Malo, la Route du Rock a battu son record, avec 120.000 € pour accueillir les Smashing Pumpkins, soit 45 % du budget total de la programmation !
Placebo, c'est 300.000 €
Pour s'arracher Muse ou Placebo, c'est désormais 300.000 €. Les Pixies ou Massive Attack, entre 150.000 et 200.000 €. Merci pour l'éthique « indépendante ». Coldplay, 220.000 €. Raphael ou Benabar, 50.000 €. Quant à Depeche Mode, le groupe n'envisage rien à moins de 300.000 €.
Cette saison, seuls le festival de Nîmes, la Ville d'Arras et les Eurocks ont accepté de verser une telle somme.
De quoi plomber les comptes, surtout si le public ne suit pas. Fréquentation en baisse, « plus de la moitié des festivals sont déficitaires cette année. Et pas les moindres : Vieilles Charrues, Eurockéennes... », souligne William Munerato.
P2P ou le peer-to-pire
Mais la berezina sur les ventes d'albums, conséquence du peer-to-peer (P2P), n'est pas la seule explication de l'inflation des cachets.
Auparavant, seuls les monstres sacrés cassaient la tirelire et jouaient la démesure, comme la dernière tournée des Stones et ses 70 semi-remorques, 1.560 tonnes de matériels nécessitant un millier de personnes. Aujourd'hui, mêmes les débutants comme Nolwenn ou Jenifer s'y mettent pour contenter le public, très demandeur, niveaux décors, mise en scène,etc...Mais « l'hyper offre » actuelle sur le live montre ses limites. La poule aux oeufs d'or bat de l'aile. « On est à saturation ! », juge William Munerato.
Thomas QUéGUINER |
http://www.estrepublicain.fr/une/france/art_560240.php _________________ Chanter, il faut s'y jeter à tue-tête, à bras le coeur, à fendre l'âme
Avec un seul point au programme : celui de n'être sûr de rien. [Jean Ferrat] |
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Carver Illustre pie

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Posté le: Sam Oct 20, 2007 10:49 pm Sujet du message: |
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Quelques enseignements à tirer de l'expérience Radiohead...
Publié le Jeudi 18 octobre 2007
Par Guillaume Champeau
Comme nous le notions récemment, Radiohead a vendu en seulement 3 jours 1,3 millions d'albums en téléchargement sur son site, sans l'intermédiaire d'une maison de disques ou d'une plateforme, en laissant l'internaute fixer lui-même le prix du téléchargement. A la vue des premiers résultats, quels enseignements peut-on tirer de cette première expérience du genre ?
C'était une première au monde. Le 10 octobre, le groupe Radiohead a mis en vente sur son site internet son dernier album, In Rainbows, sans qu'il soit produit par une maison de disques ou vendu par un intermédiaire. Directement de l'artiste à l'auditeur. Avec, pour ces derniers, la liberté de fixer eux-mêmes le prix qu'ils souhaitent investir dans l'achat de la version téléchargée de l'album.
En trois jours, Radiohead avait déjà vendu 1,3 millions d'albums. D'après les premiers échos, la moyenne du paiement aurait été de 4 livres sterling (6 euros), mais le chiffre semble être ensuite tombé à 2,5 livres après que les premiers fans aient passé commande. Une majorité d'internautes auraient décidé de ne rien payer, mais la moyenne est compensée par ceux qui ont payé plus de 4 £ leur téléchargement.
Avec une moyenne pessimiste de 3 euros par album vendu, c'est tout de même près de 4 millions d'euros que le groupe a gagné en quelques jours en rendant son album disponible sur Internet. Avec un contrat de production classique chez une maison de disques qui prévoit autour de 10 % de reversement de royalties, et un CD vendu en moyenne 16 euros, Radiohead aurait dû vendre 2,5 millions d'albums pour gagner l'équivalent. Leur précédent album, Hail to the Thief, s'était écoulé à 300.000 exemplaires la première semaine. Economiquement, Radiohead a donc parfaitement réussi son opération.
Même la gratuité légale n'enterre pas The Pirate Bay ou Mininova
Mais il y a d'autres enseignements à tirer de leur expérience. En particulier, on remarquera que l'album de Radiohead, alors qu'il peut être téléchargé gratuitement sur le site officiel, a connu aussi un immense succès sur les réseaux P2P. D'après l'institut Big Champagne, le jour même de la sortie de In Rainbows, l'album a été téléchargé 240.000 fois sur les sites de liens BitTorrent, avec ensuite environ 100.000 téléchargements supplémentaires par jour. Sans doute le nombre de téléchargements illégaux est-il déjà supérieur au nombre de téléchargements officiels, ce qui est le lot commun de tous les albums aujourd'hui disponibles dans le commerce.
Cette anecdote est particulièrement intéressante, puisqu'elle montre que rien, pas même la gratuité, ne peut anéantir les sites de liens BitTorrent sur lesquels de très nombreux internautes sont habitués à télécharger. A moins de continuer à rêver la fermeture générale de tous les sites de liens P2P, l'industrie du disque devra apprendre à composer avec eux et même, voire, collaborer pour profiter de leur succès populaire. Radiohead aurait-il vendu plus d'albums encore si Mininova ou The Pirate Bay avaient proposé à leurs visiteurs de donner au groupe une somme de leur choix ?
En outre, alors que le hit-parade officiel de ventes ne fait pas figurer Radiohead (car il est sorti du circuit traditionnel et n'est plus élibigle au top 50), Last.fm nous informe que les morceaux de l'album In Rainbows sont tous simplement les titres qui ont été le plus écoutés par les internautes la semaine dernière, toutes musiques confondues.
Enfin, il faut rappeler que si Radiohead est parvenu à vendre 1,3 millions d'albums en quelques jours sans l'aide d'un seul intermédiaire, c'est avant tout parce qu'une major (EMI) avait produit et fait la promotion auparavant de 6 albums de Radiohead. Sans doute de nombreux groupes popularisés par le circuit traditionnel des majors pourront suivre le mouvement et remercier les maisons de disques pour achever seuls leur carrière. Mais à moyen ou long terme, si les maisons de disques perdent ces "vaches à lait" qui leur permettent d'investir dans de nouveaux talents, elles ne pourront plus produire les stars de demain qui auraient été amenées à prendre elles-aussi leur indépendance.
Selon le point de vue, ce peut être soit une catastrophe pour la production musicale, soit plus simplement la fin du "star system" qui avait débuté dans les années 1930 avec l'association des labels et des radios. Il n'y aura peut-être plus dans les prochaines années de méga-stars internationales capables de vendre des millions de disques, mais peut-être grâce à des réseaux sociaux comme Last.fm qui permettent de former des niches d'auditeurs, beaucoup plus de groupes indépendants capables de vendre des dizaines de milliers d'albums en toute liberté.
C'est sans doute, paradoxalement, la principale leçon à tirer de l'immense succès de Radiohead. |
Source: Ratiatum |
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Carver Illustre pie

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Posté le: Sam Oct 20, 2007 10:57 pm Sujet du message: |
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Enquête
On connaît (trop) la chanson
Gilles Médioni
Marre de la scène française! Le succès d'une génération a fait naître une profusion d'albums, au détriment de la diversité artistique: saturée de clones, la production brille par sa banalité. En attendant la nouvelle vague...
Le paradoxe parle de lui-même. Laminée par l'effondrement des ventes (- 45% en cinq ans), la production de la chanson française bat son record: plus de 800 albums en 2006, alors qu'on n'en comtait que 500 en 1995... Le pic a été atteint en 2003, avec 1 400 CD, l'année où la «nouvelle scène» (Delerm, Bénabar, Sanseverino...) a vécu son apogée. Qu'on aime ou pas leurs refrains du quotidien, ces trentenaires Rive gauche ont raconté une génération, renoué avec le goût du texte, lancé un débat et dopé le business - une moitié des disques relève des majors, l'autre, des labels indépendants et de l'autoproduction. Depuis, hélas! c'est la photocopie à outrance. La France fonce à plein tubes avec des clones de Carla Bruni, de faux Obispo, des sous-Bénabar. La saturation vient même de l'intérieur. «La chanson française me débecte», crachait, cet été, Benjamin Biolay à la Une du magazine Technikart.
Aujourd'hui, près de 1 album sur 2 est celui d'un débutant. Et les nouveaux venus copient jusqu'aux noms des artistes: filles à prénom (Anaïs, Myrtille, Pauline...), garçons à double prénom (Fabien Martin, Florent Richard...), Monsieur Clément par-ci, Mademoiselle K par-là. On les écoute d'une oreille, peu retiennent l'attention. Trop de chanson, si diverse soit-elle, tue la chanson. Le ras-le-bol gronde chez les aficionados, les critiques, les programmateurs. «La profusion a parfois du bon, mais le marché du disque mène une politique à court terme, les chanteurs sont proclamés comme tels par les services marketing», remarque Bernard Chérèze, directeur de la programmation musicale à France Inter, qui a lancé Olivia Ruiz, Renan Luce ou Daphné.
Des blancs-becs tombés de la Star Academy
«C'est la fin d'un cycle, poursuit Olivier Poubelle, patron d'Astérios, le "tourneur" de Thomas Fersen, Vincent Delerm, Adrienne Pauly... J'espère trouver encore un ou deux artistes singuliers par an. Pas plus.» Du côté du Syndicat national de l'édition phonographique (Snep), la sonnette d'alarme est tirée: «Une telle dynamique n'existe pas à l'étranger, certes, mais la corde est près de casser», soupire Hervé Rony, son directeur général. La politique inflationniste semble déroutante au vu du marasme ambiant. Elle est due à la baisse des coûts: 30 000 euros en moyenne, aujourd'hui, pour financer un CD, contre 80 000 il y a cinq ans. «Seuls les chanteurs qui ont inventé un style resteront», pronostique Vincent Frèrebeau, fondateur du label tôt Ou tard, qui a mis sur orbite Mathieu Boogaerts, Vincent Delerm ou Jeanne Cherhal.
La rentrée discographique ressemble à la rentrée littéraire. En pire. Septembre a vu l'affrontement, en tête des ventes, de Vanessa Paradis (artiste d'une major) et de Manu Chao (chouchou d'un indépendant). Octobre, le retour plébiscité des «littéraires» Yves Simon et Jean-Louis Murat. Mais combien de vedettes, et non des moindres - Céline Dion, MC Solaar, Maurane - sont passées, cette année, aux rayons des pertes et peu de fracas. Sans parler des disques mort-nés - Brice, Manu Lanvin, Constance Amiot... Le mois prochain, de gros biceps comme Johnny ou Etienne Daho sortiront leur nouvel album, pile avant le 15 novembre, date limite pour concourir aux Victoires de la musique. Car le disque aussi vit son Goncourt (les Victoires) ou son Renaudot (le prix Constantin), des trophées censés doper les scores avant et après la saison des cadeaux.
Prix Constantin 2007
La chanson française, c'est l'exception européenne. Désormais, tout le monde chante. Un micro, un ordinateur, une page sur MySpace suffisent à s'improviser artiste. Il y en a pour tous les styles, toutes les tribus, toutes les générations. Mais c'est toujours la même chanson. Les vedettes préférées des étudiants - Biolay, Miossec, Zazie, Grand Corps malade - usent leurs stylos pour d'autres, anciens ou nouveaux talents: Gréco, Johnny et David Hallyday, Idir, Isabelle Boulay, Christophe Willem... Les maisons de disques tentent le risque zéro en publiant des albums de reprises: la collection Voulzy, le prêt-à-porter Dany Brillant, Brel corrigé par Florent Pagny. Quoi d'autre? Des blancs-becs tombés de la Star Academy vite montés en neige. Du rock pour lolitas propulsé par la hype. Des groupes de musette aux noms interchangeables. Des duos tirés à quatre épingles verrouillés sur eux-mêmes, avec la contribution des omniprésents - M, Hardy, Ruiz, Delerm - et de comédiennes appliquées - Irène Jacob, Virginie Ledoyen, Claire Keim.
«Des pauvres filles à la voix de Sœur Sourire»
La photo de famille de la comédie musicale Le Soldat rose, qui rassemblait notamment Souchon, Cabrel, M, Bénabar et Cherhal, a déclenché, malgré elle, un phénomène de rejet chez les allergiques à la variété. Puis Le Dîner, de Bénabar, sacré chanson de l'année (!) aux Victoires de la musique 2007 - le tube raconte le cocooning d'un couple devant sa pizza - a enfoncé le clou. Le collectif Réagissons a relayé sur Internet la guerre contre la «lobotomisation des esprits par les radios». Une pétition a rassemblé 25 000 signatures.
«Les maisons de disques ont remplacé les directeurs artistiques par des producteurs exécutifs résignés aux diktats des radios FM», s'énerve Laurent Balandras, éditeur musical et auteur d'un livre bazooka, Pascal Sevran, le maître chanteur (Tournon). Le dessinateur Luz a de son côté tiré à vue sur la «boboïsation» de la musique avec sa bédé J'aime pas la chanson française, publiée chez Hoëbeke (20 000 exemplaires vendus). «C'est parti d'un coup de gueule, explique-t-il. J'avais l'impression, même en fermant ma radio, d'être imprégné de Delerm et de Bénabar. Ne pas les aimer signifiait se couper d'une partie de l'Hexagone. L'impact du livre m'a dépassé. Je n'ai pas écrit une thèse, pourtant j'ai dû répondre à des attaques par des contre-argumentations. Tandis que des gens me tapaient sur l'épaule en me disant: "T'es le seul à critiquer, bravo, continue."»
Jean-Louis Murat tonne, de son côté, contre les rengaines «positivement nulles de Bénabar et le déluge de chanteuses à prénom. Il y a plus de vie dans un refrain de Véronique Sanson que dans toute la production annuelle de ces pauvres filles aux petites histoires à la con et à la voix de Sœur Sourire..., torpille-t-il. Etre artiste, c'est explorer les zones interdites, l'ivresse de la poésie. Le goût du public tombe de plus en plus bas. Que l'on prenne Cali pour Iggy Pop, alors que c'est le neveu de Pierre Bachelet, est purement hallucinant!» Tout le monde chante, c'est aussi le thème d'une chanson ironique des Weepers Circus qui recense, côté paroles, «les losers de retour, les couineuses de l'aigu, les clones mal rasés, les fils de leurs pères». Tandis que la mélodie, explique le groupe, mélange «consciemment tous les poncifs du moment, c'est-à-dire un peu de reggae, de la flûte à bec d'écolier, une ritournelle débile»...
Le nouveau souffle pourrait venir de l'étranger. De plus en plus de chanteurs français puisent leur inspiration dans le rock anglo-saxon des Strokes, ou dans le folk de Devendra Banhart. Des voix différentes s'élèvent, comme Cocoon ou Hey Hey My My (voir notre rencontre Hey Hey My My). Cette vague mise sur la mixité des sons, des influences et de la langue. «Pour moi, l'avenir de la chanson française est dans le multilinguisme», avance Emmanuel de Buretel, créateur du label Because Music (Manu Chao, Justice, Charlotte Gainsbourg...). Comment dit-on «cocorico» en anglais? |
Source: L'Express
http://www.lexpress.fr/mag/arts/dossier/enquetechanson/dossier.asp?ida=460641&p=1 |
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Carver Illustre pie

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Posté le: Sam Nov 03, 2007 10:18 pm Sujet du message: |
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Le P2P responsable de 18 % de la chute du disque selon Capgemini
Non, le téléchargement sur les réseaux de partage de fichiers (P2P) ne sont pas les premiers responsables de la crise de l'industrie du disque. Selon un rapport confidentiel préparé par Capgemini dont The Register publie quelques résultats, ce sont essentiellement Apple et la grande distribution qui sont à blâmer de la baisse du marché du disque en Grande-Bretagne. Une analyse valable pour l'ensemble des pays.
Selon le cabinet qui a préparé cette étude pour le compte du groupe de travail Value Recognition Strategy (stratégie de la reconnaissance de valeur) composé de professionnels du marché musical anglais, seuls 18 % de la chute en valeur du marché du disque en Grande-Bretagne sont à attribuer au piratage. Sur 480 millions de livres sterling perdus par le marché depuis 2004, 368 millions seraient dus à la transition technologique du format CD vers le numérique.
Capgemini explique que c'est avant tout le fait d'avoir démembré l'album CD en une compilation de titres "à la carte" qui est le premier responsable de la baisse en valeur du marché. Plutôt que d'acheter 20 euros un album avec seulement 2 ou 3 bonnes chansons, les consommateurs préfèrent ne dépenser sur iTunes que 2 ou 3 euros pour les quelques bonnes chansons de l'album. Apple (qui a eu le soutien des quatre majors pour vendre les morceaux séparémment) est donc visé, même s'il est fort probable qu'un autre acteur aurait probablement de toute façon proposé la même voie.
Par ailleurs, le cabinet estime que les ventes de CD à bas prix dans les grandes surfaces a considérablement tiré vers le bas le panier moyen du consommateur de disques. Un phénomène qui a en plus dévalorisé l'objet CD dans l'esprit des consommateurs, en accentuant sa nature purement industrielle, alors qu'il aurait fallu au contraire re-valoriser l'objet pour contrebalancer l'absence de valeur d'un simple fichier numérique. |
Source: Ratiatum |
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Carver Illustre pie

Inscrit: 15 Mai 2004 Messages: 1447 Localisation: Ici et Ailleurs
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Posté le: Jeu Nov 08, 2007 8:48 pm Sujet du message: |
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Marché du disque: nouvelle baisse de 20% sur les 9 premiers mois de 2007
PARIS (AFP) — Le marché de gros des ventes de musique en France, tous supports confondus (physiques et numériques), a continué de chuter sur les neuf premiers mois de l'année, avec une baisse de 20,5% par rapport à la même période en 2006, ont annoncé jeudi les producteurs de disques.
Selon le Snep (Syndicat national de l'édition phonographique), le marché a chuté de 51% depuis le début de la crise du disque en 2002, que les producteurs attribuent essentiellement au téléchargement gratuit sur internet.
Dans la foulée, le principal syndicat des producteurs de disques a exhorté les pouvoirs publics à remplacer rapidement "les grands discours très positifs" par des "actes" pour lutter contre "la crise très grave" qui touche ce secteur.
"Depuis l'arrivée du président de la République, on entend de bons discours, courageux, mais il n'y a pas une disposition de quelque nature que ce soit qui ait été prise pour conforter la filière", a déclaré Hervé Rony, le directeur général du Snep (Syndicat national de l'édition phonographique), lors d'un point presse de présentation des chiffres de vente de disques.
"On a l'impression qu'il existe une volonté sincère des pouvoirs publics, mais les choses tardent (...). Nous espérons qu'entre les grands discours très positifs qu'on entend et le passage aux actes, nous aurons de bonnes nouvelles dans les prochaines semaines", a-t-il ajouté.
"Nous sommes un peu comme saint Thomas, on aimerait voir pour croire", a-t-il dit.
Interrogé sur la mission sur la lutte contre le téléchargement illicite confiée à Denis Olivennes, le PDG de la Fnac, M. Rony a répondu: "Ce qui nous inquiète, c'est qu'on est déjà début novembre et qu'il n'y a rien de concret alors que la crise est très grave".
Le Snep aimerait notamment voir déplafonné le crédit d'impôts adopté l'an passé pour la filière musicale, limité à 500.000 euros par entreprise et par exercice.
Le marché de gros de la musique a représenté 443,9 millions d'euros sur les neuf premiers mois de 2007, contre 558,4 sur ceux de 2006.
Les ventes physiques (c'est-à-dire sur supports traditionnels, CD et DVD) représentent toujours l'énorme majorité de ce marché, avec 92% (409,3 M euros, -22% par rapport à 2006).
Les ventes numériques (internet et téléphonie mobile) représentent 8% du marché (34,6 M, en hausse de 8%).
Au sein des ventes numériques, le marché des sonneries téléphoniques est en baisse (-2,1 M), alors que le chiffre d'affaires des téléchargements sur internet et téléphones mobiles connaît une hausse significative de 35% (14,3 M euros pour internet, 4,3 M pour les mobiles).
Au sein du marché physique, les singles connaissent la plus forte baisse (-61%), devant les albums (-19,9%) et les vidéo musicales (-12,5%).
Depuis 2002, le marché des singles a été divisé par sept et celui des albums par deux.
La variété française représente toujours la majorité des ventes physiques (58,3%, -1% par rapport à 2006), devant la variété internationale (32,3%, stable) et le classique (9,4%), ce dernier restant le répertoire qui résiste le mieux à la crise (+0,9% par rapport à 2006).
Les producteurs espèrent un redressement en fin d'année avec les sorties d'albums au fort potentiel de vente, dont ceux de Céline Dion, Etienne Daho, Johnny Hallyday ou Renaud.
Enfin, le marché de détail (vente au consommateur) a chuté de 10,6% par rapport aux neuf premiers mois de 2006, dont une baisse de 11,4% pour les ventes physiques en magasin et une hausse de 25% pour le téléchargement internet. Ces chiffres sont toutefois moins significatifs car ils ne prennent pas en compte la téléphonie mobile.
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Source: AFP
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La galette continue de se gameller
Les tendances se confirment et elles font toujours aussi mal. Le Syndicat national de l’édition phonographique (Snep) a dévoilé ce jeudi les chiffres des ventes de disques en France (marché de gros) pour les neuf premiers mois de l’année, et ceux-ci continuent leur chute: -20,5% par rapport à la même période 2006. Les singles connaissent la plus forte baisse avec une dégringolade de 61%, loin devant les albums (-19,9%) et les vidéos musicales (-12,5%). Avec les sorties d’albums de Céline Dion, Etienne Daho, Renaud ou encore Johnny Hallyday, les producteurs espèrent redresser la barre d’ici à la fin de l’année.
Les ventes physiques représentent encore 92% du marché, même si les ventes numériques ont progressé un peu plus vite que précédemment. Ainsi, le chiffre d’affaires des téléchargements sur Internet et sur téléphones mobiles a progressé de 35%. Seul le marché des sonneries pour portable continue de baisser, mais ce phénomène était prévisible. En effet, les téléphones permettant d’utiliser des fichiers mp3, il n’est plus nécessaire de payer pour changer de sonnerie.
Davantage d’albums téléchargés
Pour les producteurs, un des rares motifs de satisfaction est la baisse moins forte que prévue des albums et l’augmentation du nombre d’albums téléchargés sur Internet. Et Hervé Rony, directeur général du Snep, note également avec intérêt l’apparition d’un petit chiffre d’affaires provenant des abonnements Internet et du streaming.
Alors que le rapport de Denis Olivennes, PDG de la Fnac, sur la lutte contre le téléchargement illicite se fait attendre (fin novembre selon les dernières rumeurs), les professionnels comptent désormais sur un engagement des pouvoirs publics. «Depuis l’arrivée du président de la République, on entend de bons discours, courageux, mais il n’y a pas une disposition de quelque nature que ce soit qui ait été prise pour conforter la filière, a expliqué Hervé Rony. Ce qui nous inquiète, c’est qu’on est déjà début novembre et qu’il n’y a rien de concret, alors que la crise est très grave.» Et d’évoquer une situation de tension très forte sur l’emploi dans les maisons de disques.
Le Snep aimerait notamment voir déplafonné le crédit d'impôts adopté l'an dernier pour la filière musicale, limité à 500.000 euros par entreprise et par exercice, et réservé seulement pour la découverte de nouveaux talents.
Concernant la lutte contre le téléchargement illégal, le Snep a déjà fait part de son souhait de voir être mise en place une haute autorité administrative chargée la régulation des contenus Internet. Selon Hervé Rony, pour les pouvoirs publics, «le mot “filtrage” n’est plus tabou». Un point de vue que ne partagent pas forcément les internautes.
David Carzon |
Source: 20 minutes |
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Carver Illustre pie

Inscrit: 15 Mai 2004 Messages: 1447 Localisation: Ici et Ailleurs
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Posté le: Jeu Nov 08, 2007 9:54 pm Sujet du message: |
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CD audio: les ventes du 3ème trimestre reculent de 20 % en France
(07/11/2007)
Et la chute du disque physique continue à un rythme très prononcé. En France, au troisième trimestre de l'année 2007, le marché du CD audio et du DVD musical a encore chuté de -19,5 % par rapport à la même période en 2006. Il s'est ainsi vendu 18,5 millions de disques pour un chiffre d'affaires de 235 millions d'euros TTC. Sur les neuf premiers mois de l'année, la décroissance s'élève à -18,6 % en volume et 17,4 % en valeur.
Dans le détail, on note une chute vertigineuse du single (-52,3 % en volume sur le 3ème trimestre), et une baisse plus modérée des albums, de -11,2 %. C'est surtout sur la valeur que la baisse est la plus forte pour les albums (-17,3 %), à cause d'une baisse générale des prix dans une tentative de rééquilibrer l'offre et la demande.
Les meilleures ventes d'albums au troisième trimestre 2007 :
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Source: Ratiatum
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Le marché du disque s'enfonce dans la crise
Cela devient une triste chanson. Trimestre après trimestre, le marché du disque français s'enfonce, et, plus grave, le rythme de la baisse ne ralentit pas. Selon les chiffres communiqués hier par le Syndicat national de l'édition phonographique (SNEP), le repli a atteint 20,5 % au cours des neuf premiers mois de l'année, pour un marché à 444 millions d'euros. Ce chiffre, qui concerne les ventes en gros, c'est à dire le chiffre d'affaires des producteurs, signifie que le marché a été divisé par deux en cinq ans ! Les ventes en détail se portent mieux, avec un repli limité à 10,6 %, mais il cache une tendance qui inquiète les producteurs : les magasins gardent de moins en moins longtemps les disques en magasins. Concrètement, si un album ne marche pas dès son lancement, sa carrière commerciale est terminée. Et les signes en provenance du marché ne sont pas bons : la grande distribution se sert de moins en moins du disque comme produit d'appel (43,7 % des ventes de la filière, contre 49 % en 2003) et la vente programmée des magasins Virgin Megastore. Quant au numérique (Internet et téléphonie mobile), malgré quelques signes encourageants comme la bonne progression (+ 40 %) des ventes d'albums en téléchargement, il ne rassure pas.
Mesures espérées
Toujours très loin de compenser la chute du « physique », il ne représente aujourd'hui que 34,6 millions d'euros de revenus pour les producteurs, soit 8 % du marché. Dans ce contexte, le SNEP et l'ensemble de la filière musicale se raccrochent à la mission confiée à Denis Olivennes, le président de la Fnac, pour « lutter contre la piraterie et promouvoir l'offre légale ». Ses conclusions sont attendues d'ici à la fin du mois de novembre. Après les grands discours et l'installation en grande pompe de cette mission, les producteurs espèrent enfin que des mesures concrètes et efficaces, seront mises en place pour lutter contre ce qu'ils appellent un « climat d'impunité » régnant sur la Toile. « Nous espérons qu'entre les discours et le passage aux actes, nous aurons de bonnes nouvelles dans les semaines qui viennent », a déclaré hier Hervé Rony, le directeur général du SNEP. Radars du net, filtrage, autorité indépendante, contraventions ou encore riposte graduée...
Toutes les hypothèses sont étudiées dans le cadre de cette mission, mais, entre le rêve des ayants droit de la musique et ce qui sera techniquement, et politiquement, réalisable, les déceptions risquent d'être grandes. En 2004, la signature d'une charte entre fournisseurs d'accès à Internet et représentants de la musique et du disque avait suscité, en vain, de grands espoirs et n'avait abouti à rien. En 2007, la mission Olivennes ne devra pas se solder sur ce même constat d'échec.
GRÉGOIRE POUSSIELGUE |
Source: Les Echos |
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Carver Illustre pie

Inscrit: 15 Mai 2004 Messages: 1447 Localisation: Ici et Ailleurs
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Posté le: Ven Nov 09, 2007 8:27 pm Sujet du message: |
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Suite de l'actu riche de ces jours derniers:
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La musique numérique au point mort en France
Le SNEP, qui a révélé hier son intention de pénaliser l'ensemble des internautes qui ne mettraient pas volontairement en place chez eux un filtre anti-piratage, a présenté également des résultats détaillés sur les revenus de la musique numérique. Ils sont très faibles, et laissent peu de place à l'optimisme.
Marché de la musique enregistrée en France les 9 premiers mois de l'année 2007 (source : SNEP)
Ainsi, alors que le marché du disque physique continue de s'écraser à vitesse rapide, le marché du numérique a toutes les peines à décoller. Pire, sa croissance se tasse d'année en année, comme nous le montre ce graphique que nous avons réalisé à partir des données fournies par le SNEP pour chaque premier semestre depuis 2004 :
Le chiffre d'affaires du numérique, qui part de très bas, ne progresse cette année que de moins de 10 %, et sa part sur le marché musical global reste également sous la barre du dixième. Aux Etats-Unis, selon les chiffres fournis par l'IFPI, c'est déjà 29 % du marché qui est représenté par le numérique ! Un effet positif des plaintes déposées en masse par la RIAA ?
Peut-être, mais probablement pas. Le marché y baisse aussi à grande vitesse (- 11 % sur le premier semestre), et surtout l'Allemagne,qui connaît aussi une politique répressive très importante avec plus de 40.000 plaintes, est au même niveau que la France : 7 % de revenus numériques.
La seule vraie fracture entre le marché numérique américain et le marché numérique européen semble relever du dynamisme des services numériques eux-mêmes, boostés aux USA par la percée de eMusic (deuxième boutique de musique en ligne américaine, qui rejette les DRM), le développement de services d'abonnement comme Rhapsody ou Napster, la force de portails comme ceux de Yahoo ou AOL, ou l'exploitation des réseaux sociaux avec des services comme ceux de Snocap, basés sur MySpace. C'est aussi la nation d'Apple et de son iPod, leader incontesté du marché de la musique en ligne. |
Source:Ratiatum |
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Carver Illustre pie

Inscrit: 15 Mai 2004 Messages: 1447 Localisation: Ici et Ailleurs
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Posté le: Ven Déc 07, 2007 8:15 pm Sujet du message: |
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Dans un article du Monde sur les transmusicales de Rennes, una analyse assez intéressante du recul de l'affluence lors des festivals de cet été.
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| Mais les vraies raisons de la crise sont plus profondes. Le centre d'information et de ressources pour les musiques actuelles (Irma) recense en France, pour une période comprise entre début juin à fin septembre, plus de 1 200 festivals musicaux. L'abondance pléthorique nuit à des rassemblements qui, par ailleurs, sont concurrencés par la multiplication des concerts événements, par des festivals étrangers de plus en plus attractifs et par des collectivités locales qui produisent des spectacles gratuits. |
Article entier ici
Un article sur Myspace, futur label?
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| Alors que les majors du disque s'écroulent une à une car elles ont du mal à digérer la nouvelle donne Internet, le Web, lui, ne se gêne pas pour investir son activité |
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| Il s'agit de présenter des artistes en session studio et de profiter de cette exclusivité pour proposer des interviews vidéo et distribuer l'album qui en émergera. |
Article ici
Et un article sur les sites web des artistes
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| Les artistes n'attendent plus des majors qu'elles s'occupent de leur site Web |
Article à lire ici |
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Carver Illustre pie

Inscrit: 15 Mai 2004 Messages: 1447 Localisation: Ici et Ailleurs
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Posté le: Mer Déc 12, 2007 7:46 pm Sujet du message: |
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Article de Télérama sur la crise du disque et donc du CD
 
Et article de Ratiatum sur les chiffres de Novembre.
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Le marché du disque en France chute de 15,5 % en novembre
Sans surprise, le marché du disque continue de chuter en France comme ailleurs. Depuis le début de l'année, il s'est vendu dans l'hexagone 65,5 millions de CD audio, pour un chiffre d'affaires de 876,6 millions d'euros. Ce qui représente respectivement une chute de -19,6 % en volume, et -18,6 % en valeur par rapport à la même période en 2006. Sauf miracle de Noël, le marché du disque en 2007 devrait donc connaître encore cette année une chute d'environ un cinquième de son volume.
La chute est particulièrement violente pour les singles, dont le nombre de ventes a baissé de plus de moitié par rapport à l'an dernier, notamment sous l'effet de la diffusion numérique des singles, mais aussi d'une moindre exposition dans les points de vente. Les albums baissent quant à eux de 10,7 % en volume et 13,8 % en valeur. |
Article entier:
http://www.ratiatum.com/breve6221_Le_marche_du_disque_en_France_chute_de_155_en_novembre.html
Et le rapport de l'Observatoire de la musique sur lequel l'article est basé:
http://observatoire.cite-musique.fr/observatoire/document/BM_MME_0711.pdf |
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